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Biologie de l'allergie et son diagnostic.

Le diagnostic biologique en allergologie est particulier à plus d'un titre, et ces particularités perturbent un dialogue constructif entre cliniciens et biologistes. Pressions de l'industrie du réactif directement sur les prescripteurs, sans concertation avec les biologistes, et de ce fait prescription des tests diagnostiques sous la forme de marques commerciales.
Bien que la nomenclature des actes de biologie médicale (révision de 1994) ai mis de l'ordre dans les modalités de la prescription biologique en allergologie, notamment en ce qui concerne les tests multi-allergéniques, il reste néanmoins encore difficile pour le biologiste de satisfaire la prescription d'une marque commerciale, lorsqu'il a fait le choix d'une autre marque et d'un autre système pour la réalisation de ses tests. Dans quelle mesure peut-il transposer la prescription ?

Certains tests "cellulaires" très connus (TDBH, test de libération d'histamine ou de leucotriènes, TTL,...), et certains tests sériques ou urinaires (tryptase, méthylhistamine, ECP,...) doivent être considérés comme étant du domaine de la recherche. Malgré les limites biologiques et surtout les limites bio-cliniques de ces tests, et bien qu'ils ne soient pas référencés à la nomenclature, certains prescripteurs voudraient les voir mettre en oeuvre pour la routine diagnostique, ce qui peut être une source de tensions entre prescripteurs et biologistes. 

Il apparaît donc nécessaire de fournir aux biologistes les outils et les connaissances nécessaires pour qu'ils puissent dialoguer efficacement avec les prescripteurs, de façon à proposer des tests adaptés à la situation clinique, dans le souci constant des économies de santé.
A la fin de cette journée, les participants devront donc être en mesure :
D'énoncer et expliquer les différentes étapes du diagnostic étiologique d'une allergie.
D' analyser les caractéristiques d'une trousse de dosage d'IgE spécifiques (avantages, inconvénients, qualité, valeur diagnostique,...).
D'expliquer la place des tests de dépistage dans la démarche diagnostique.
D' énoncer les particularités du diagnostic biologique pour l'allergie médicamenteuse et l'allergie alimentaire.
NB : (Société Française d'Immunologie - Institut Pasteur - 28, rue du Dr.Roux - 75724 PARIS CEDEX 15)

Liste des sujets :
Extrait de la nomenclature des actes de biologie médicale pour l'allergologie.
Nomenclature internationale des allergènes (document OMS).
Grille d'analyse des trousses de dosage des IgE spécifiques.

Par ailleurs, le fascicule Bioforma intitulé "Allergologie", a été édité en 1996 à la suite du Contrôle de Qualité National 1995. Ce fascicule comprend plusieurs tableaux comparatifs.


Projet :

Introduction - Rappels physiopathologiques.
Mécanismes physiopathologiques de l'allergie : rôle de l'IL-4 dans la synthèse des IgE, IgE et FceRI des mastocytes, médiateurs mastocytaires préformés et néoformés, rôle des éosinophiles.
Facteurs de dégranulation des mastocytes autres que les IgE, en particulier les médicaments (illustration de la limite des tests fondés sur la révélation des IgE)
Gênes de l'atopie (illustration de la pré-disposition individuelle et familiale - les tests diagnostiques de l'avenir ?)

Allergologie clinique.
Allergie, problème de Santé Publique. Données épidémiologiques ; pléïmorphisme des manifestations cliniques de l'allergie ; notion d'anaphylaxie ; illustration de la fréquence, de la gravité ou de la chronicité des divers tableaux cliniques.
L'enquête diagnostique chez l'allergologue : interrogatoire et tests cutanés. Démonstration de prick-tests  (la nomenclature précise que ces éléments doivent être fournis au biologiste lors de la prescription d'un dosage d'IgE spécifiques chez un patient) cas où les tests cutanés ne sont pas réalisables ou non interprétables.
Pourquoi diagnostiquer une allergie ? Mesures thérapeutiques spécifiques et leurs limites - éviction allergénique.
Désensibilisation : indications, résultats,...
Dosage des IgE spécifiques.


Allergie médicamenteuse.
Gravité de la symptomatologie. Nécessité d'identifier la molécule allergisante : la démarche diagnostique en allergie médicamenteuse. Place de la biologie dans le diagnostic de l'allergie médicamenteuse (IgE spécifiques et tests cellulaires). Cas particuliers de : allergie à l'aspirine, allergie aux bêta-lactamines,..
Dépistage de l'allergie et de l'atopie.
La demande des généralistes et des spécialistes non allergologues.
Définition clinique de l'atopie. Faut-il dépister l'atopie ? Faut-il dépister l'allergie ? Pourquoi faire du dépistage ?
Les tests biologiques de dépistage.
Les IgE totales. Valeurs "normales" et répartition des valeurs dans la population générale. Inutilité du test en allergologie, excepté pour le diagnostic de l'atopie (nouveau-né et jeune enfant) et en dermatologie (eczéma atopique). Indications autres qu'en allergologie.
Les tests multiallergèniques (pneumallergènes) spécifiquement connus pour le diagnostic de l'atopie.
Présentation des différents tests de dépistage : mélanges vrais (de composition connue ou non), allergènes séparés sur un même support.
Tests multiallergéniques dits "de dépistage".

Allergie alimentaire.
Epidémiologie. Présentation clinique de l'allergie alimentaire chez l'enfant et chez l'adulte. Particularités de la démarche diagnostique.
Tests multiallergéniques de dépistage de l'allergie alimentaire.
Allergènes les plus fréquents chez l'adulte et chez l'enfant.
Y a-t-il une place pour les tests biologiques de dépistage en allergie alimentaire ?

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